Stephane's profileESPACE À LOUERPhotosBlogLists Tools Help

Blog


    September 23

    Des villes sans voitures

    Hier c'était la fameuse journée « En ville sans ma voiture ».  Une initiative qui revient à tous les ans dans plus de 1 500 villes du monde.  Une initiative frileuse.  D'abord le quadrilatère offert aux piétons est très petit et l'horaire permet quand même d'utiliser l'automobile au centre-ville : l'interdiction aux voitures débute à 9h30 et termine à 15h30.  On dit que c'est pour la sensibilisation, mais sensibilisons-nous vraiment ?  Je veux dire, il n'y a pas eu de réel changement : toujours beaucoup de circulation et aujourd'hui on retourne à nos vieilles habitudes : on prend le volant.
     
    Plusieurs parents ont comme argument que le transport est difficile quand on est une famille.  Il faut aller mener les enfants à la garderie, à l'école ou au cours de piano.  C'est sans parler qu'il faut rentrer travailler à plusieurs dizaines de kilomètres de la maison.  N'oublions pas les commissions qu'il faut faire avant le souper.  Toutes ces activités nécessitent une voiture pour faciliter la vie et épargner du temps.
     
    Notre réseau de transport en commun est déficient, tout le monde le sait.  Très mal adapté aux familles et plutôt dispendieux aux yeux des autres.  Pour avoir accès au train de banlieue, il est difficile d'y arriver avec une poussette ou une chaise roulante.  Aucune station de métro n'a d'ascenseur pour aider et plusieurs n'ont pas d'escaliers mécaniques.  De plus, aller d'un point A à un point B en passant par un autre point Z peut prendre des heures !
     
    Alors l'automobile s'impose.  C'est la façon de penser de la majorité des gens.  Mais le véritable problème n'est pas là.  Le vrai problème est qu'on a mal planifié l'urbanisation.  Les banlieues qui sont devenues populaires suite à l'après-guerre, sont dans abbérrations.  Logiquement, il ne devrait pas y avoir de banlieue avec son étalement et les distances qui viennent avec.  D'où l'utilisation de la voiture.  Il aurait dû y avoir que des villes avec des bonnes densités et dès qu'on sort de la ville, la campagne débute.  Les voitures seraient alors utilisées que pour voyager d'une ville à l'autre.  L'idée d'une ville-centre, c'est de garder des petites distances à l'intérieur d'elle-même et d'obtenir ainsi une proximité entre les citoyens, les services et les entreprises génératrices d'emplois.
     
    Malheureusement, ce n'est pas comme ça que les villes ont été pensées.  Les premières villes étaient envahies de marchands, piétons et gens en calèche.  Maintenant l'automobile s'est imposée de plus en plus et au lieu de penser les villes pour les citoyens, elles ont été pensées pour les voitures.  Autrefois on retrouvait des rues étroites de quelques mètres et aujourd'hui les boulevards ont six voies.
    September 22

    Marginalisation à la québécoise

    Si le but recherché est de faire parler, il ne faut pas s'inquiéter, il semble que des journalistes anglophones aiment bien cette idée.  Parler en mal du Québec, et de ses habitants, est peut-être pour eux une façon d'obtenir une notoriété... ou de vendre de la copie.  En tout cas, ils ont bien raison, ils réussissent souvent à toucher des cordes sensibles.
     
    Après Barbara Kay du National Post avec le Québecistan, voilà que c'est Jan Wong du Globe and Mail qui affirme des choses honteuses à propos du Québec suite à la tuerie de Dawson.  Dawson, Concordia et Polytechnique sont tous des événements survenus à cause de la marginalisation et l'infâme loi 101 selon elle.
     
    Jan Wong avance que si les trois tueries sont arrivées au Québec et particulièrement à Montréal, c'est parce que les auteurs de ces crimes sont des immigrants qui n'ont pas réussi à s'intégrer à la société québécoise et être au même niveau que les « purs laine ».  Lépine, Fabrikant et Gill ont été marginalisés à cause de leurs origines et ils ont commis leurs crimes en conséquence.
     
    Comme des journalistes de La Presse l'ont dit : Marc Lépine est né d'un Algérien et d'une mère canadienne-française.  Dans la lettre qu'il a laissé pour expliquer son geste, aucune mention qu'il a été marginalisé, c'était plutôt une question de femmes qu'il n'aimait pas.  D'ailleurs, se sont 14 femmes qui sont mortes ce jour-là.  Du côté de Fabrikant, il s'agirait plutôt de collègues anglophones, d'une université anglophone, qui volaient ses idées.  Valery Fabrikant s'en ait pris à ces collègues et non à des francophones qui auraient pu le marginaliser.  Quant a Gill, il était aussi anglophone, ayant fait ses études dans le réseau scolaire anglophone et s'en ai pris à un cégep anglophone.  Nul part dans son blogue il est question de près ou de loin d'un rejet de la part de francophones.
     
    Il est très dommage que des journalistes, qui devraient avoir une certaine rigueur intellectuelle, fassent autant de presse négative sur le Québec.  Si ces gens n'aiment pas le Québec, s'ils pensent que nous sommes racistes et que nous marginalisons les immigrants, pourquoi ne veulent-ils pas plutôt se dissocier de ce peuple indigne que nous sommes ?  Ils écrivent des saletés sur la Belle Province, mais quand arrive le temps d'un référendum, ils se rassemblent dans la plus grande ville du Québec pour y faire un « love-in ».
     
    On le voit bien avec ses interventions que les gens du RoC ne nous connaissent pas comme ils le prétendent.  Ils entretiennent des préjugés qu'ils diffusent via les médias.  Des médias qui sont souvent pris au sérieux et qui sont distribués dans plusieurs coins du monde.  Peut-être que nous ne connaissons pas plus les anglophones du Canada, mais au moins, à ma connaissance, rare sont les articles de journalistes du Québec qui entretiennent de tels préjugés sur eux.
     
    Cet article de Wong publié samedi dernier est assez grave pour que les deux premiers ministres interviennent et demandent des excuses.  Mais au lieu se s'excuser, l'auteure de l'article persiste et signe.  Il s'agit d'une opinion...  sans fondement valable, mais tout de même une opinion.

    September 14

    Tragédies d'écoles (suite)

    Dans Le Devoir d'aujourd'hui on rapporte justement plusieurs événements semblables qui ont eu lieu dans des établissements scolaires au Canada:
     
    • 20 avril 2000: quatre élèves et un employé de l’école secondaire Carine-Wilson, à Orléans (Ontario), sont blessés dans une agression au couteau, un an jour pour jour après le massacre de l’école Columbine, aux États-Unis.
    • 28 avril 1999: un garçon âgé de 14 ans tire sur deux élèves à l’école secondaire W.R. Myers, à Taber (Alberta). Un des élèves meurt de ses blessures.
    • 8 février 1999: un homme ouvre le feu à l’école élémentaire Woodland, à Verdun. L’incident ne fait aucun blessé;
    • Octobre 1997: un homme âgé de 35 ans abat son enseignante de français dans une école pour immigrants à Montréal.
    • Octobre 1994: deux conseillers en orientation de l’école secondaire Brockton, à Toronto, sont pris pour cibles et blessés par un élève insatisfait de ses résultats scolaires.
    • Juin 1993: un adolescent est blessé par des tirs provenant d’un véhicule en mouvement à l’extérieur de l’école secondaire Gladstone, à Vancouver;
    • Août 1992: le professeur Valery Fabrikant, âgé de 55 ans, abat quatre de ses confrères à l’université Concordia, à Montréal.
    • Février 1990: un adolescent éconduit blesse par balles son ex-petite amie à l’école secondaire General Brock, à Burlington (Ontario).
    • Décembre 1989: Marc Lépine, âgé de 25 ans, ouvre le feu à l’École polytechnique de Montréal et tue 14 jeunes femmes, avant de retourner son arme contre lui.
    • Octobre 1978: un élève âgé de 17 ans tue un adolescent de 16 ans à l’école secondaire régionale Sturgeon Creek, à Winnipeg.
    • Mai 1975: Michael Slobodian, âgé de 16 ans, tue un professeur et un autre élève et en blesse 13 autres à l’école secondaire Centennial, à Brampton, avant de retourner son arme contre lui.

    Source : Presse Canadienne, via Le Devoir.

    Tragédies d'écoles

    Probablement une fausse impression, mais j'ai vraiment le sentiment ques les institutions scolaires ont la vie dure.  Pourtant, je considère ces centres de savoir comme des joyaux de la société.  Ils ne sont pas parfaits, mais je pense que le savoir est une richesse incroyable que l'on doit partager.
     
    C'est pour cette raison que je me demande pourquoi les lieux d'enseignements sont souvent victimes de tragédies.  Le drame de la Polytechnique, qui s'est produit en décembre 1989 est venu nous hanter hier lors de cette attaque au Collège Dawson.  Mais ce n'est pas seulement eux : il y a aussi Concordia, en 1992, avec le professeur armé, Valery Fabrikant.  Plus loin, mais aussi tragique, il y avait Columbine aux États-Unis.
     
    Je ne dirais pas que tous les motifs, de ces gens qui ont utilisé des armes contre d'autres personnes, sont tous pareils et qu'il faut les catégoriser.  Il y a sûrement quelque chose.
     
    En parlant de Columbine, j'avais entendu que ce genre d'attaque armée arrivait plus fréquemment dans les petites villes  (en plus du harcèlement, intimidation, taxage, etc).  Des gens un peu plus isolés, semble-t-il.  Mais au ici ils ont, à ma connaissance, tous eu lieu à Montréal, la plus grande ville de la province.
     
    Est-ce que Montréal est rendue dangeureuse ?  Je n'ai personnellement rencontré personne des régions qui ne soit jamais venu à Montréal.  Des gens m'ont raconté qu'en région éloignée il y existe une sorte de diabolisation de la ville.  Elle est sale (ouais c'est vrai finalement...), il y a beaucoup de crimes, de gangs de rue, de vols, drogue, prostituées, etc.  Bref, on croirait entendre la description de Detroit dans les années 1980.
     
    Si je me demande pourquoi de telles tragédies semblent se retrouver dans des écoles, d'autres se demandent pourquoi plus souvent au Québec par rapport aux autres provinces.  Sur 11 événements d'attaques armées meurtrières, 4 sont arrivées au Québec.  C'est 36 %.  Si on compare à la population qui représente environ 25 % de l'ensemble canadien.  Ce n'est pas beaucoup plus, mais c'est troublant sachant qu'au Québec on retrouve la plus grande partie des gens en faveur du contrôle des armes à feu.
     
    Le plus drôle (si on peut dire ça), c'est que je me rends compte des fois comment on peut être inconscients.  Elle est bien involontaire, mais elle est là cette non-conscience des choses qui nous entourent.  Pendant que le drame se produisait, j'étais assis tranquillement avec des gens forts sympathiques entrain de parler de logiciels libres.  Pendant ce temps, des gens vivaient l'horreur...
    September 11

    Cinquième anniversaire du 11-Septembre

    Voilà, cela fait déjà 5 ans exactement.  À 8h48, le premier avion percute la tour sud du World Trade Center.  C'était l'annonce d'une ère nouvelle, teintée par le terrorisme qui devenait plus que jamais une grande préoccupation pour le monde occidental.  À partir de cette date, disait-on, tout ne serait jamais plus pareil...
     
    Je ne reviendrai pas sur l'événement en profondeur, on en a tous entendu parler et on l'a tous vécu à sa façon cette fameuse journée.
     
    D'ailleurs, plusieurs films ont vu le jour directement ou indirectement sur le 11-Septembre.  Il y a 9/11 de Michael Moore, United 93 qui raconte les détournements d'avions, il y a aussi 11'9"01 - September 11 qui est un collectif de plusieurs courts métrages, d'une durée de 11 minutes et 9 secondes chacun, qui raconte comment des gens à travers le monde ont vécu leur événement du 11-Septembre.  Il y a aussi Que Dieu bénisse l'Amérique un film de Robert Morin qui raconte la vie de banlieusards qui ont d'autres préoccupations que ce qui se passait aux États-Unis.  Sur la route du 11-Septembre que le réseau ABC veut diffuser.  À ce propos, une polémique est née de cette série de ABC, parce qu'elle émet l'hypothèse que le gouvernement américain aurait très bien pu coffrer Ossama Ben Ladden à la fin des années 1990.  Mais ils l'ont laissé en liberté.  Il y a Loose Change qui a une vision théorie du complot.  Quoi d'autre ?  Oh, le World Trade Center d'Oliver Stone, film qui a eu des critiques mitigées.  C'est ce qu'il y a à ma connaissance en films.
     
    Et vous ?  Si vous aviez à créer un film dans un futur proche (par exemple pour le 10e anniversaire en 2011), quel serait votre scénario ?  Est-ce que vous auriez une approche documentaire avec les faits officiels du gouvernement américain ?  Est-ce que ce serait un documentaire, mais qui met en doute la version officielle (théorie du complot [À 16h10 le bâtiment 7 du WTC s'écroule de manière inexplicable]) ?  Ou peut-être ça serait un drame avec des héros qui bravent la catastrophe ?
     
    Quelle approche aurez-vous ?  Une approche anti-terroriste expliquant qu'ils devraient être pendus par les couilles ?  Ou une approche critique envers l'administration Bush ?  Ou même de notre propre société occidentale qui ne laisse que des miettes aux pays plus pauvres comme l'Afghanistan ou l'Irak ?
     
    L'idée c'est d'y réfléchir un peu.
    September 09

    Premier Apple Store au Québec

    C'est le premier Apple Store du Québec qui ouvrait officiellement ses portes aujourd'hui au Carrefour Laval.  Des adeptes de la marque se sont présentés dès 7h le matin pour être parmis les premiers à entrer dans une sorte de temple où le culte de la pomme règne.  Des centaines de personnes se sont donnés rendez-vous devant le Apple Store tout neuf.  Une file d'attente s'est allongée sur une centaine de mètres.  Plusieurs ont eu la surprise de voir l'étallement de la file au tournant des boutiques.  La boutique avait 1 000 chandails à remettre à ses 1 000 premiers clients.
     
    La majorité de la gamme de produits Apple était présent à la boutique.  Les iMac, Les MacBook ou MacBook Pro (j'en veux un !) étaient en démonstration.  Il y a aussi le iMac 30" qui est assez impressionnant à voir.  Les autres produits comme la gamme de iPods sont en démo aussi avec les accessoires.
     
    Plusieurs personnes se demandaient pourquoi la boutique s'est ouverte au Carrefour Laval.  Il semblait plus logique d'en ouvrir une au centre-ville de Montréal, sur Sainte-Catherine, Saint-Laurent ou encore sur Saint-Denis.
     

    September 01

    Un syndicalisme allégé (prise 2)

    Il y a déjà quelques temps, j'avais parlé d'un syndicalisme allégé.  J'y mentionnais que les syndicats devaient, dans leur revendications, être plus conciliants et s'attarder aux injustices faits aux employés et à des avantages sociaux qui sont réalistes.

    Hier encore, je disais ques les syndicats d'enseignement pouvaient bien présenter leur projet de « sensibilisation politique » aux étudiants, s'ils le voulaient bien.

    En réfléchissant, tout ça se contredit un peu, en quelque sorte.
     
    Autour d'un feu, pendant une soirée fraîche de ce mois, une fille très intelligente a fait une remarque très intéressante.  Elle disait que les syndicats exagèrent.  Ils devraient se limiter à leurs membres sans pour autant s'impliquer politiquement.  Les centrales syndicales ont trop (ou tentent d'avoir trop) d'influence auprès du gouvernement.  Ils tentent souvent d'influencer les décisions ou s'il y a une mesure prise par ce dernier qui n'est pas satisfaisante, ils sortent dans la rue et crient à qui veut l'entendre qu'ils sont contre. 
     
    Mais quel est le rôle d'un syndicat ?  Ce devrait être un regroupement d'employés qui exercent une certaine pression vers le patronat pour obtenir de meilleurs conditions d'emploi, justes et réalistes.  Sans plus.

    C'est pour cette raison que je me dis que cette sensibilisation syndicale sort de la mission première d'un syndicat : défendre des employés.  C'est certain que si le gouvernement prend des mesures « anti-syndicales », ils iront au front pour défendre les intérêts des travailleurs.  Peut-être qu'une bonne partie des travailleurs n'en veulent pas de cette représentation, mais les syndicats s'en foutent.  Il faut bien qu'ils justifient leur existance et les cotisations qui sont payés par chaque membre.

    Maintenant, je ne suis pas certain d'être d'accord avec cette « sensibilisation polique » cette automne.  Mais je vais quand même voir s'il y a quoique se soit à ce propos cette automne.  C'est à suivre...