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July 28 La toléranceEn ces Outgames qui débutent on parle beaucoup de tolérance. Il faut avoir de la tolérence envers les gais, les lesbiennes, les bisexuels et les transgenres. C'est bien. Mais ce n'est pas assez.
Vous le savez, il y a des gens qui ne tolèrent pas la vue de deux hommes qui s'embrassent ou qui ne peuvent pas concevoir de deux êtres de même sexe peuvent vouloir se marier. Il y a aussi des gens qui n'ont pas d'idée polarisée face au sujet : ils tolèrent et ça s'arrête là.
Comme je disais, la tolérance ne suffit pas. Ce qu'il faut c'est accepter. Parce que tolérer c'est comme dire : « Ok, faites vos affaires, mais achalez-moi pas, tant que ma p'tite vie reste tranquille », un peu de « pas dans ma cour » finalement . Tolérer a ce sens un peu négatif comme si on pouvait interdire la chose, mais qu'on le permet. On tolère des automobilistes qui font de l'interblocage, alors que c'est interdit. On tolère des jeunes mineurs qui fument alors qu'ils ne le devraient pas. Est-ce qu'on doit accepter tout ça pour autant ? July 27 Hommage à Monsieur UntelLa première fois que j'ai entendu parler du Frère Untel ça doit bien être au Cégep. C'est justement Jean-Paul Desbiens qui a participé à la création de ces derniers, en plus de réformer le système d'éducation. Dommage que je n'ai pas eu l'occasion de le connaître avant. À cette époque, on s'intéressait au langage utilisé par les Québécois. Un débat qui persiste encore après 46 ans de la publication du livre Les Insolences du Frère Untel, en 1960.
On s'était intéressés à l'oeuvre de George Dor avec son livre Anna braillé ène shot (1996). Ce livre reprend un peu le même thème développé dans le livre du Frère Untel, c'est-à-dire le joual, cette langue populaire parlée au Québec.
Le Frère Untel a beaucoup critiqué le système scolaire de l'époque. Il faut croire que le système d'éducation québécois n'a jamais été parfait, qu'il fait preuve de remises en question et de réformes. Encore aujourd'hui. Ce qui ressort, c'est qu'il faut apprendre aux jeunes à bien parler et à bien écrire, mais qu'arrive-t-il lorsque l'enfant entre à la maison ou qu'il est avec des amis et tout ce qu'il entend c'est un langage sans colonne, mâchouillé et influencé par l'anglais ? Il est difficile d'intervenir à ce niveau.
D'ailleurs, quelques années après la parution du livre du Frère Untel, plusieurs artistes, en 1968, ont mis de l'avant le joual. Par exemple Michel Tremblay avec Les Belles-Soeurs, ou l'Osstidcho avec Robert Charlebois, Louise Forestier et Yvon Deschamps. Un langage qui permet de dire directement et promptement ce qu'il y a à dire. Par exemple le fameux « Chu tanné ! ».
Un langage du peuple pour le peuple. Il faut dire que généralement, si vous entendez quelqu'un utiliser le joual, cette personne n'est probablement pas ce qu'on appelle l'élite intellectuelle. Elle ferait même partie d'une classe sociale moins élevée et moins éduquée. C'est ce qu'on observe chez les gens qui tentent d'utiliser un langage correct du français, ils se font ridiculiser ou traiter de snob. Une sorte d'anti-intellectualisme qui force les gens qui veulent bien parler à parler joual. Ce phénomène persiste encore aujourd'hui, peut-être dans des moindres mesures que dans les années 1960, mais qui existe encore.
Du moins, on peut dire que généralement la qualité du français s'est amélioré. Les jeunes professionnels francophones, par exemple, ont un langage plus correct que le joual. On peut dire que le langage s'améliore avec le niveau de scolarité des gens et comme plus de gens sont mieux éduqués aujourd'hui (davantage d'universitaires qu'en 1960), cela n'a pas nuit à la langue, au contraire.
Ce que je trouve dommage, c'est qu'encore en 2006, lorsque je vais dans un commerce de Montréal (pas nécessairement dans l'Ouest là), je me fais répondre en anglais. Très dommage. July 25 Ah, la guerre !Ce qui arrive au Liban est terrible. Les médias ne cessent d'en parler depuis des jours. En fait, je me demandais s'il était pertinent d'en parler encore moi-même. Sans vouloir minimiser la crise, parce que tout ça est horrible c'est sûr, je vois que cela reste du pâté pour chats pour les médias. Il faut bien voir qu'il ne se passe pas grand chose au Québec le temps des vacances pour que les quotidiens en parlent aux premières pages et que les téléjournaux ouvrent leurs manchettes avec le sujet. Si cette crise s'était passé à un autre moment de l'année, à l'automne par exemple, et bien j'imagine que les nouvelles entre Israël et le Liban auraient été relègués à la section « Monde » ou « International » sans nécessairement faire toutes les premières pages. Surtout pas pendant plus de 10 jours...
Je me disais que c'était bien triste de se retrouver tous sur une seule et unique planète et s'arranger pour s'entre-tuer. Les plus forts l'emporteront, c'est la loi de Darwin, telle que respectée depuis des millions d'années par toutes les espèces vivant sur la Terre.
J'en avait discuté sur un forum de cette chose et on m'a répondu qu'il a toujours eu des guerres pendant tout l'humanité et que cela était, en quelque sorte, nécessaire, en gardant en tête l'idée de l'évolution de l'espèce et de la sélection naturelle.Je trouve qu'aujourd'hui on devrait être plus civilisés. D'ailleurs, on se donne des outils pour être plus civilisés et éviter les guerres. Par exemple l'ONU ou des conventions de Genève qui dicte comment les conflits doivent se dérouler.
Naturellement, il y aura toujours des conflits, mais si on peut éviter qu'ils se transforment en guerre, c'est déjà mieux. C'est un peu idéaliste et naïf ce que je dis, mais bon, on peut toujours rêver. Rêver du moment où on se parlera et qu'on tentera par tous les moyens, y compris une partie de « Bataille » aux cartes pour éviter l'escalade de la guerre et se faire bobo.
Parce que faut bien le dire, ce conflit ressemble à une partie de Battleship avec les cartes qu'on nous montre pour indiquer la position des bombardements et aussi par le fait qu'il y a toujours une riposte, comme dans le jeu. Le seul hic c'est qu'il n'y a pas de bateaux*, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de civils qui écopent et que c'est dans la réalité.
* Sauf pour évacuer des gens du Liban.
Photo © AFP. July 05 Capitalisme de gauche ?Voilà que Bill Gates, ingénieur logiciel et co-fondateur de Microsoft, a annoncé il y a quelques temps qu'il allait prendre sa retraite progressive de la compagnie d'informatique, pour se consacrer entièrement, d'ici juillet 2008, à la « Bill and Melinda Gates Foundation ».
Peu de temps après, Warren Buffett, la deuxième plus grosse fortune, a joint la première plus grosse fortune de Bill Gates à la fondation et à l'aide aux pauvres à travers la planète. Ce scénario fait un grand contraste avec les histoires des dernières années avec les scandales d'Enron, des manipulations comptables et les requins de la finance qui pensent qu'à leur personne avec leur égoisme.
Warren Buffett est cet étatunien qui a fait fortune avec des investissements. On le surnomme l'Oracle d'Omaha, homme qui vient du Nebraska. C'est un peu l'idole du monde de la finance et ça se voit. D'une perspective philosophique, dit-on, Warren Buffett a préféré faire profiter de sa fortune à 6 milliards de gens plutôt que de tout léguer à ses enfants. Même s'il a versé 31 milliards de dollars à la fondation de Bill Gates et un autre 6 milliards à la fondation de ses enfants, ces derniers ne seront pas sans restes, ne vous inquiètez pas.
Une chose est sûre, ce mouvement des deux hommes les plus riches du monde a beaucoup fait parlé. Beaucoup de magazines économiques en ont parlé et ils en ont fait les premières pages : Business Week, The Economist, Fortune, etc. C'est sans parler des médias plus traditionnels qui parlent d'un renouveau philanthropique dans le monde des affaires.
Ce qui a beaucoup surpris lorsque Warren Buffett a annoncé son don, c'est qu'il ne l'a pas fait à une fondation portant son nom pour glorifier son nom. Tout ce qu'il vise, c'est que tout soit bien géré, tout comme ses investissements l'ont été durant sa vie. Il s'agit effectivement d'une bonne gestion dont fait preuve la fondation Gates. Sur les 1,4 milliards déjà donnés, les coûts de gestion ont été de 42 millions. Par comparaison, la fondation Rockefeller a déboursé 30,5 millions pour des dons totalisant 110,5 millions. C'est ce qui a séduit M. Buffett. D'ailleurs, la fondation Gates, avec les dons de Bill et Warren, se retrouve parmis les multinationales tels que Disney, Honda, ou Dell en terme de grosseur.
Si je parle de capitalisme de gauche, c'est que ces gens sont reconnus comme étant des capitalistes sans pitié. Dans le système capitaliste, il y a des gens gagnants et des perdants, des privilégiés et des moins chanceux. Mais avec leur fortune, ils en remettront une partie à ceux qui sont eu moins de chance, un retour d'ascenseur en quelque sorte. July 01 La puissance de la Fusion ?Vous avez probablement entendu parler du rasoir Fusion de Gillette (voir Plus de lames) ? Ce mois-ci dans Consumer Reports, ils ont fait le test : 26 hommes ont utilisé leur rasoir régulier et de même que le Fusion pour comparer. Ceux qui utilisaient le Gillette M3 Power avec piles ont utilisé la contrepartie Fusion avec piles aussi. Ceux qui utilisaient un rasoir ordinaire ont gardé le Fusion ordinaire. Les 26 hommes ont rasé une moitié de leur visage avec le rasoir habituel et l'autre moitié avec le Fusion et le jour suivant ils ont inversé les côtés.
Comme le dit le magazine « il n'y avait pas profusion de commentaires pro-Fusion. » Quand Consumer Reports l'a demandé, 18 hommes ont dit qu'ils ne changeraient pas pour le nouveau rasoir, 5 ont dit qu'ils pourraient et 3 sont incertains.
Si on considère que le Fusion coûte 3 $ plus cher que le rasoir régulier et que les recharges de quatre rasoirs coûtent aussi 3 $ de plus, à vous de savoir si ça vaut la peine. |
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